modgnikehtotsyek
TĂ„GLICH FRISCHE WETTBEWERBE UND JOBS Jetzt Newsletter bestellen

Offener Wettbewerb | 02/2022

OIKEN-Areal mit Umspannwerk, BĂĽros, Parkhaus und Wohnungen in Sion (CH)

Vue depuis le Boulevard

Vue depuis le Boulevard

2. Rang / 1. Preis

Preisgeld: 50.000 CHF

Djurdjevic Architectes

Architektur, Stadtplanung / Städtebau

FORSTER-PAYSAGE

Landschaftsarchitektur

HolzbaubĂĽro Reusser GmbH

Bauingenieurwesen

Erläuterungstext

RASSEMBLER ET RENCONTRER

SituĂ© dans la commune de Sion, les nouveaux bâtiments de la sociĂ©tĂ© Oiken sont inscrits dans un paysage marquĂ© par de grandes figures territoriales. Au sud, la parcelle borde la digue et les berges du RhĂ´ne, espace public structurant et majeur de la ville. Au nord, c’est l’avenue des Ronquos, parallèle Ă  la « ChaĂ®ne des Parcs Â», sur laquelle le site vient s’appuyer.

 

Cet axe appelé à devenir majeur à travers le quartier est imaginé en tant qu’avenue bordée d’alignements d’arbres, de larges trottoirs, de devantures de magasins et de terrasses.

En longeant cette avenue le long de la parcelle, le passant est invité à l’intérieur de celle-ci par le rez transparent du bâtiment Oiken. Celui-ci qui laisse apercevoir le cœur de l’îlot et la fresque végétale de la façade de la sous-station électrique. De plus l’ouverture entre les bâtiments permet une continuité visuelle à travers la parcelle.

 

Cette perméabilité offre aussi une continuité de mobilité douce, une structure faible connecte entre-elles les parcelles adjacentes, mais aussi les berges avec l’avenue. Ce territoire ouvert permet autant à la faune qu’aux humains de s’y mouvoir librement. Une rampe au sud de la parcelle permet aux personnes à mobilité réduite de gravir la digue, afin de garantir au plus grand nombre de profiter de cette promenade paysagère et du panorama sur le Rhône et les Alpes.

 

MATÉRIALITÉS DES PARCOURS

Dans l’îlot, une attention particulière est donnée au sol et à ses revêtements. Ils permettent l’infiltration de l’entièreté des eaux de pluie. La perméabilité du sol est privilégiée et l’utilisation de surfaces minérales est réduite au minimum. L’eau ainsi infiltrée sur place est stockée dans les sols à l’année et bénéficie directement à la flore pour laquelle l’abondance d’eau permet une meilleure croissance, une meilleure résistance aux aléas climatiques, et de rafraichir l’air lors des chaleurs estivales.

 

Des pavés-grilles en béton sont employés en transition entre les espaces enherbés et les cheminements imperméables, permettant un équilibre entre infiltration des eaux et contraintes carrossables du sol. Les espaces enherbés ne nécessitent qu’un entretien extensif, des petits cheminements et îlots sont tondus de manière saisonnière entre les fauches bisannuelles de la prairie, offrant des petits parcours et espaces pour s’allonger et disposer du mobilier public.

 

ENVELOPPES VÉGÉTALISÉES

De la mĂŞme manière, les toitures des bâtiments sont en grande partie vĂ©gĂ©talisĂ©es et leurs substrats sont aussi des rĂ©servoirs participant au cycle naturel de l’eau. Ces surfaces sont restituĂ©es Ă  la faune et flore par l’installation de biotopes : tas de bois mort et pierriers. Ceux-ci servent d’habitats pour reptiles, insectes, oiseaux, qui se partagent l’espace des toitures avec des panneaux photovoltaĂŻques sous lesquelles pousse une strate herbacĂ©e basse.

 

Les façades du parking et de la sous-station électrique sont végétalisées au moyen d’une structure de câbles droits supportant des plantes grimpantes volubiles. Ces structures filaires de houblon et glycines permettent de réduire l’impact visuel des volumes construits depuis la route des Ronquos. La façade Nord de la station électrique se pare quant à-elle d’une fresque végétale composée de mousses et de vivaces persistantes.

 

INVITER À L’EXTÉRIEUR

A travers la parcelle, différents types de végétation sont privilégiés. De manière générale l’arborisation est composée d’essences indigènes adaptées au milieu ripicole, ainsi que des essences “prospectives” adaptées aux évolutions climatiques futures concernant la ville de Sion. Au cœur de l’îlot, des arbres majeurs situés sur des surfaces en gravier forment une placette plus urbaine au cœur de la végétation importante du site, et invitent les usagers par leur ombrage.

 

Au bord de la sous-station électrique, des plantes pionnières accompagnent le caractère industriel de ce lieu. Cette atmosphère est renforcée à certains endroits par la disposition de larges blocs de carrière ou morceaux de dalles de bétons recyclées de la démolition des bâtiments actuels, servant autant de recoins pour la petite-faune que d’assises pour les passants.

 

CULTIVER POUR SE RESSOURCER

Sur les franges Est et Ouest du site, des vergers sont plantés sur prairie fleurie. Les arbres fruitiers en ville permettent de nouvelles pratiques de l’espace urbain, celui-ci devient au service de ses habitants, humains et non-humains et vient servir de support à une autonomie alimentaire.

La toiture accessible de l’immeuble de logements bénéficie quant à elle de potagers urbains à disposition des futurs habitants. Cet aménagement permet une dynamisation socio-culturelle en main des habitants, tout en leur offrant une alimentation d’appoint locale.

 


Beurteilung durch das Preisgericht

Le projet COPERNICUS se présente sous la forme de quatre parallélépipèdes orthogonaux et compacts. Par leurs proportions, on distingue deux groupes de bâtiments; le premier formé par les immeubles de bureaux et de logements puis le deuxième, par ceux dédiés au parking-silo et à la sous-station électrique. La composition qui en résulte définit un îlot relativement introverti, particulièrement sur son flanc nord-est. La proposition affiche clairement son ambition d’accorder une grande importance aux vides par un traitement soigné des aménagements extérieurs. De manière globale, on peut lire un dégagement généreux en forme de « L » inversé relié à deux « bras », le premier au droit de l’accès principal et le second, entre l’immeuble d’habitation et celui du parking. Le manque d’attractivité de la place devant la sous-station questionne en regard de sa générosité. La relation avec la promenade des berges, par un large escalier intégrant une rampe, est satisfaisante.


Les aménagements paysagers sont dessinés avec beaucoup d’attention. De vastes surfaces perméables en praire fleurie s’étirent jusqu’au pied des façades, quelques arbres à grand développement sont plantés et les façades de la sous-station ainsi que du parking-silo sont végétalisées. Ces traitements sont appréciés. Les chemins carrossables sont réduits au minimum et sont de géométrie libre, comme s’ils avaient été extrudés des surfaces végétalisées. À ce sujet et bien que la pertinence d’agir de la sorte ne soit pas remise fondamentalement en cause, le jury doute que l’accès principal, dans les dimensions proposées et en considérant les flux des véhicules, soit réaliste. Sans doute plus important, il apparait que l’articulation et la fluidité des espaces extérieurs avec le contexte, du côté nord-est ne sont pas aisées. Ceci découle de l’importante longueur de la façade du parking conjuguée à celle pignon de l’immeuble de logement qui forment quasiment un front et coupent la perméabilité vers le futur quartier. D’autre part, le vis-à-vis accentué par la faible largeur du vide entre parking et logements questionne. Ces deux aspects impactent sur la qualité générale de la proposition. Les rez-de-chaussée accueillent les accès aux bâtiments. Les entrées commerciales et représentatives de l’administration sont réparties le long de la Route des Ronquos. Le plan du rez-de-chaussée de l’immeuble administratif est traversant, il laisse entrevoir la vie de l’îlot. Un accès pour les employés et visiteurs est également possible de ce côté, ce qui est appréciable. Le plan du parking est plus segmenté. Une tranche au nord intègre les commerces, ensuite le plan est occupé par la plateforme d’accès véhicules motorisés qui est bien dimensionnée et par le parking des deux roues qui aurait mérité un traitement plus qualitatif en termes de positionnement et de lumière naturelle.


Concernant le bâtiment dédié à l’habitat, le jury doute que le cumul des accès aux différentes fonctions de l’immeuble soit bien adapté au vu des dimensions et du statut de cet espace extérieur qui doit servir, avant tout, de lien avec le quartier environnant. Au sujet de la sous-station électrique, le parti d’implanter ce volume de plain-pied, limitant ainsi son impact et le traitement de la topographie en légère pente sont relevés par le jury. Le principe d’organisation de la sous-station répond bien aux attentes des utilisateurs. Aux étages de l’immeuble de service, les typologies de bureaux sont intéressantes car elles permettent une polyvalence de l’aménagement intérieur. Les niveaux supérieurs du parking sont correctement organisés bien que la position de la cage d’escalier dans l’angle sud-ouest, compréhensible fonctionnellement, interroge. Les typologies des logements sont relativement banales, le jury regrette en particulier des halls sombres. Les aspects liés à la durabilité, au confort thermique et à la matérialité sont bien traités et des solutions adaptées et cohérentes sont proposées. En conclusion, COPERNICUS a interpellé positivement le jury par la profusion des thématiques traitées et par les nombreuses réponses apportées. Toutefois, le projet reste légèrement en dessous des attentes sur les thèmes primordiaux de l’implantation, de la volumétrie, des proportions des espaces non-construits et de sa relation avec le contexte.

Plan masse

Plan masse

Plan du Rez

Plan du Rez

Vue Esplanade

Vue Esplanade

Vue Cour

Vue Cour

Vue Bureaux

Vue Bureaux

Schéma structure

Schéma structure

Coupe AA'

Coupe AA'

Plans bureau / Parking

Plans bureau / Parking