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Offener Wettbewerb | 04/2025

Zentrum für Physik und Mathematik (CSPM) der Universität Genf / Centre des sciences physiques et mathématiques (CSPM) de l’Université de Genève (CH)

3

5. Rang / 5. Preis

Preisgeld: 66.250 CHF

Pont12 Architectes SA

Architektur

Dr. Lüchinger + Meyer Bauingenieure AG

Tragwerksplanung

Pascal Heyraud architecte paysagiste

Landschaftsarchitektur

Weinmann-Energies SA

Bauphysik

MAB Ingénierie SA

TGA-Fachplanung

SBIS AG

Brandschutzplanung

De Cérenville Géotechnique SA

Geologie

Audergon Vionnet & Perakis SA

sonstige Fachplanung

Résonance Ingénieurs-Conseils SA

sonstige Fachplanung

Emmer Pfenninger Partner AG

Fassadenplanung

Transitec

Verkehrsplanung

Nora Walter Images

Visualisierung

Erläuterungstext

Le projet CSPM incarne une ambitieuse reconfiguration du pôle scientifique universitaire de Genève. La proposition de PONT12 se distingue par un bâtiment emblématique à la fois performant, évolutif et durable, qui offre une nouvelle identité au site tout en renforçant son intégration urbaine. Grâce à une implantation compacte et verticale, le projet libère de l’espace au sol et améliore la perméabilité du campus, le reconnectant avec les quartiers environnants et les espaces verts.
La conception spatiale favorise l’échange entre recherche de pointe et enseignement, avec un atrium traversant, un rez-de-chaussée public et des circulations fluides entre laboratoires, salles de cours et espaces communs. L’architecture s’appuie sur des systèmes constructifs hybrides (bois-béton, acier-béton) adaptés à chaque fonction du bâtiment (tour, auditoires, laboratoires). L’ensemble est fondé sur une structure optimisée pour limiter les vibrations, nécessaire au bon fonctionnement des laboratoires.
Le projet intègre les principes du développement durable à toutes les échelles : matériaux recyclés, gestion de l’eau de pluie, production solaire intégrée à la façade, et augmentation significative de la canopée. Il propose ainsi une vision ambitieuse pour le futur du campus, où innovation scientifique, qualité de vie et engagement environnemental se rencontrent.

Beurteilung durch das Preisgericht

Le projet CQFD (2) a maintenu l’approche volumétrique générale initiale, avec quelques améliorations. L’introduction dans ce projet résolument parallélépipède de courbes – notamment pour l’atrium et les auditoires - offre un contrepoint formel intéressant et une hiérarchisation des espaces, qui améliore la lecture et la clarté des plans. Il génère un parcours lié aux espaces de rassemblement, caractérisé par des formes courbes et une matérialité chaleureuse, qui se distingue de la rigueur et la répétitivité des espaces à vocation individuelle, comme les bureaux.

Le jury relève la qualité des auditoires proposés, et plus particulièrement la forme circulaire du petit auditoire, qui offre un rapport visuel intéressant avec le hall d’entrée et le parvis. Il regrette toutefois l’absence de détails de conception ou de représentation de ces espaces, tout comme le caractère sommaire de plusieurs détails requis au programme, comme les façades, qui rendent difficile la pleine appréciation de ce projet. Quoique bien proportionnés en plan, les auditoires posent effectivement certaines questions en coupe, et surtout par l’écrasement volumétrique de la salle au R+1.

La proposition de réaliser un jardin en toiture accessible au public est louable mais le jury déplore le manque de hiérarchisation des espaces et une pratique en cul-de-sac qui confèrent une forme de banalité à la proposition. Les aménagements de cette terrasse -parmi les plus généreuses proposées au concours- sont hélas peu détaillés, et la suppression de l’escalier de secours présent au premier degré (et questionnée pour son exception volumétrique) questionnent en termes de fonctionnalité, d’occupation et d’accès. D’un point de vue fonctionnel, l’accès à cet espace n’est pas à la hauteur de l’importance qu’il occupe dans le projet et risque de provoquer des incohérences d’usage.

Le hall d’entrée traversant entre la cour centrale des bâtiments vers le sud-ouest et le pignon de l’Institut de physique est intéressant, mais le jury craint un sous-dimensionnement compte tenu des effectifs des auditoires qui doivent circuler verticalement jusqu’au R+5. Il regrette également la position de deuxième jour de bureaux autour de ce hall, tout comme l’arcade d’entrée en simple hauteur, qui ne correspond ni à l’échelle de la tour, ni à la générosité attendue envers le domaine public qui borde le bâtiment.

L’emplacement pour des gaines techniques verticales pour les étages de bureaux et de laboratoire en sous-sol est insuffisant (LT 02.0), alors qu’il a été demandé aux candidats pour le second tour de justifier les surfaces de ces gaines et qu’il constitue ici un élément fondamental de l’emprise en plan des étages de tour.

L’utilisation rationnelle des matériaux de constructions est appréciée, notamment avec une structure hybride bois-béton et l’usage d’éléments préfabriqués.

L’auteur·rice a ultérieurement affiné certains aspects énergétiques, si bien qu’ils ont déjà été bien établis dès le 1er tour. Le projet apporte une bonne modulation du rapport plein-vide des façades permettant de-facto de mieux maitriser les aspects de surchauffe et de gestion de la lumière naturelle. Les concepts développés sont en adéquation avec le projet.

En façade, des éléments en saillie (panneaux photovoltaïques et pare-soleil en aluminium) ont été ajoutés de manière répétitive, sans tenir compte de l’orientation solaire et banalisent l’expression du bâtiment. Il en va de même du jeu volumétrique : le petit déhanchement jusqu’au R+6 vers le sud-ouest face à l’Arve porte à confusion quant au statut des étages bas de la tour, dont on ne sait s’ils constituent un socle ou s’inscrivent dans la continuité du volume de la tour.

Le jury apprécie la compacité du projet, qui se développe entièrement sur et sous son emprise au sol. Un espace généreux est offert entre ce bâtiment et le complexe existant des bâtiments des sciences au sud-ouest, fluide et fonctionnel pour les livraisons. Mais surtout, il permet le maintien d’un maximum de surfaces en pleine terre au profit de la création d’un parc richement arboré autour de l’institut de physique. L’effort est apprécié, de même que la singularité du parti paysager misant fortement sur l’image du parc qui s’insinue jusqu’au pied des bâtiments. Cette image est soutenue par une réflexion sur la gestion de l’eau. La jonction avec le parc du bord de l’Arve par la plantation d’arbres au droit des traversées piétonnes du quai Ansermet introduit une rythmique intéressante à la pratique de ce long linéaire.

Bien que présentant certaines améliorations, ce projet se distingue parmi ceux du deuxième degré par sa relative faiblesse de développement entre les deux degrés.